> Soumettre un litige en ligne

Les différentes formes de crédit à la consommation

Le crédit… c’est un moteur de la vie économique. C’est souvent aussi un passage obligé pour l’achat d’un bien immobilier. Ce peut être une affaire intéressante si, par exemple, une période de taux bas est suivie d’une période d’inflation. Ce peut être aussi un piège si on en abuse, ou si des difficultés de la vie (chômage, familiales, pertes de revenus) rendent les crédits souscrits difficiles ou impossibles à rembourser, conduisant à des situations de surendettement dramatiques.

Il faut donc bien connaître les différentes formes de crédit pour les utiliser à bon escient en fonction de sa situation personnelle, de ses projets et de ses capacités de remboursement. Il faut aussi savoir déjouer les pièges et les tentations des prêteurs (banques, grandes surfaces…) car ils ont tout intérêt à nous endetter. Cette fiche aborde les différents types de crédit à la consommation à l’exclusion du crédit immobilier plus spécifique.

1 – Les facilités de paiement ou le crédit gratuit

Bien souvent le vendeur vous proposera d’acquitter le montant de votre bien en plusieurs paiements étalés (généralement sur trois mois) et ce sans intérêt. Ce crédit gratuit (ou facilité de paiement) ne relève pas de la réglementation sur le crédit à la consommation s’il est de moins de trois mois. Au-delà (ce qui est plutôt rare) les règles du crédit à la consommation s’appliquent, notamment le délai de rétractation de 14 jours. En aucun cas le bien proposé accompagné de la facilité de paiement ne peut être vendu plus cher qu’un paiement au comptant… mais rien ne vous empêche de négocier une réduction si vous décidez de payer comptant.

Attention : Si le crédit peut être gratuit, il ne l’est plus du tout en cas de difficulté de paiement car les pénalités appliquées peuvent représenter une fraction non négligeable du capital restant dû.

2 – La facilité de caisse et le découvert autorisé 

Votre banque peut accepter que votre compte soit à découvert, soit parce qu’elle honorera des paiements qui dépassent l’encours de votre compte (facilité de caisse), soit parce que vous avez convenu avec elle d’un découvert autorisé d’un certain montant. Pour ces découverts, qui sont de fait un crédit déguisé, la banque va vous appliquer des agios (taux d’intérêt) qu’elle a dû vous communiquer au préalable. Attention il s’agit du TAEG (taux annuel effectif global) qui doit prendre en compte la totalité des frais et intérêts liés au découvert. Le montant de ce TAEG est librement fixé par chaque banque mais ne peut dépasser le taux de l’usure (de l’ordre de 20% en 2025 pour ce type d’opération). Le TAEG peut être différent suivant qu’il s’agit d’un découvert autorisé (taux de l’ordre de 12 à 16%) ou d’un dépassement de celui-ci ou d’un découvert non autorisé.

En cas de dépassement (en l’absence de découvert autorisé ou suite à un dépassement de celui-ci) la banque va vous appliquer des commissions d’interventions pour chaque mouvement sur le compte. La facture risque d’être rapidement salée. Depuis le 1er janvier 2014 le montant de ces commissions est plafonné au maximum à 8 € par commission et à 80 € par mois. Pour les personnes en situation de fragilité financière ces sommes sont respectivement de 4 et 20 €. Consultez notre fiche frais incidents bancaires

Même si votre découvert vous est autorisé pour une période illimitée, il n’existe pas de découvert permanent. Votre compte doit revenir dans le vert (créditeur). Si la banque laisse votre compte à découvert plus de trois mois elle est obligée de vous proposer pour le combler un crédit à la consommation classique.

Notre conseil : laisser son compte à découvert et cumuler les commissions d’intervention est à éviter à tout prix. En cas de difficulté, sans attendre les trois mois et une proposition de crédit de la banque, il vaut mieux souscrire un crédit à la consommation qui vous permettra d’étaler votre dette. 

Découverts : des changements prévus en 2026

L’ordonnance 2025-880 du 3 septembre 2025 relative au crédit à la consommation transpose la directive européenne 2023/2225 relative aux contrats de crédit aux consommateurs. Elle aura pour conséquence d’assimiler tout découvert à un crédit à la consommation et d’obliger les banques à être plus vigilante dans l’attribution de ces découverts. Cette réglementation, à venir, a donné lieu à des interprétations un peu abusives du style « C’est la fin du découvert autorisé pour les Français en 2026 ». En attendant, cet article sur notre site national fait la part du vrai et du faux sur la réglementation à venir.

Pour en savoir plus sur le découvert bancaire

3 – Les mini-crédits ou crédits à court terme

Ces dernières années se sont développées des solutions de crédits à court terme qu’il est facile d’obtenir en quelques clics sur internet auprès d’établissements spécialisés. Les sommes empruntées, plutôt de faibles montants (mais qui peuvent dépasser le millier d’euros), doivent être remboursées dans les trois mois. A la différence du paiement fractionné consenti par le commerçant pour le bien que vous lui achetez, le mini-crédit peut être affecté à toute dépense, pour vous permettre de renflouer votre compte mais n’est pas sans coût et sans danger.

Ces mini-crédits souvent souscrits à distance sont soumis aux règles pour ce type d’achat : informations précontractuelles notamment sur les taux (TAEG) et les frais, droit de rétractation de 14 jours…. sauf si vous demandez à disposer des fonds immédiatement.

Leurs avantages : une souscription rapide sans avoir à fournir trop de documents justifiant de votre solvabilité, une disponibilité des fonds rapides.

Leurs inconvénients : leur facilité de souscription et les risques de surendettement qui vont avec, d’autant plus qu’il est assez facile d’en souscrire plusieurs auprès de divers organismes, des frais pas toujours intégrés dans le TAEG, des frais de mise à disposition et des frais en cas d’impayés qui peuvent être excessifs

Nos conseils : Réfléchissez à deux fois avant de souscrire ces mini-crédits trop faciles et surtout ne les multipliez pas ! Assurez-vous, en lisant les CGV, des frais divers qui risquent de vous être appliqués. Comparez avec les agios de votre banque et pour des montants dépassant le millier d’euros avec la solution d’un prêt classique.

Pour en savoir plus sur les mini-crédits.

4 – Le crédit renouvelable

Le crédit renouvelable (ou crédit revolving ou crédit permanent) consiste à disposer d’une somme donnée (fixée au départ mais qui peut être révisée) dans laquelle vous pouvez piocher indéfiniment (à condition de ne pas dépasser le plafond !) pour effectuer des achats. Dès la première utilisation vous commencez à rembourser capital et intérêts mais le montant du capital à votre disposition se reconstitue et est toujours celui fixé au départ (ou révisé le cas échéant).

Vous pouvez accéder à ce type de crédit :

  • Soit en vous faisant verser tout ou partie de la somme convenue par le prêteur sur votre compte
  • Soit, le plus souvent, en disposant de ce crédit sur une carte bancaire, de votre banque ou d’une grande enseigne commerciale qui vous l’a proposé… parfois avec insistance.

Vous pouvez, ainsi, disposer de plusieurs cartes de crédit sur lesquelles vous pouvez à tout moment déclencher (en choisissant « à crédit » au lieu de « au comptant ») un crédit. Celui-ci sera automatiquement suivi d’un prélèvement sur votre compte avec une part d’intérêt et de capital mais la somme disponible pour des achats futurs se reconstitue à concurrence de la somme fixée au départ au fur et à mesure que vous remboursez le capital. Le crédit renouvelable est donc un crédit permanent dans lequel vous pouvez toujours piocher.   

Les modalités de l’offre de crédit par l’établissement prêteur sont très encadrées. Le prêteur doit notamment vous fournir certaines informations sur l’offre de prêt (TAEG, échéancier, coût de l’assurance qui n’est pas forcément obligatoire, etc.) sous forme d’une fiche d’information précontractuelle. Il doit s’assurer de votre solvabilité en vous faisant remplir une fiche de renseignement, accompagnée de justificatifs de votre part (réduits si le prêt est de moins de 3000 €). Cette fiche doit être signée et vous engage. Le prêteur doit enfin consulter le FCIP (Fichier Central des Incident de Paiement). L’inscription au FCIP peut entrainer le refus du prêt.

Vous disposez enfin d’un délai de rétractation de 14 jours pour renoncer au prêt.

Pour en savoir plus sur le crédit renouvelable

Notre conseil : Le crédit renouvelable est un piège dans lequel tombe trop de consommateurs (parfois avec plusieurs crédits dans des organismes différents). Les taux d’intérêt sont élevés et de plus révisables (des TAEG, variables suivant le montant et la durée du prêt qui peuvent dépasser les 20% actuellement et approchent les taux de l’usure : 23.39% au 1er juillet 2025 pour un prêt d’un montant inférieur ou égal à 3000 € ). L’abus du crédit renouvelable est une des sources de surendettement (présent dans près de 70% des dossiers de surendettement). Si vous devez souscrire un crédit, il vaut mieux prendre un crédit à taux fixe moins élevé et amortissable. Le crédit renouvelable ne devrait servir qu’exceptionnellement et pour de courtes périodes. Choisissez alors les mensualités de remboursement les plus élevées possibles.

5 – Le crédit personnel (ou prêt personnel) 

Il s’agit d’un prêt à la consommation généralement à taux fixe et amortissable que va vous consentir une banque ou un organisme préteur. Son montant ne peut dépasser 75000 € (100.000 € à compter de novembre 2026) et les taux d’intérêt sont d’autant plus faibles que le montant emprunté est élevé.

Exemples de taux au 4eme trimestre 2025 (source Banque de France)

Montant du prêt Taux moyen Taux de l’usure
< 3000 € 17.62 % 23.49 %
De 3000 à 6000 € 11.78 % 15.71 %
De 6000 à 75000 € 6.55 % 8.73 %

A la différence d’un prêt affecté (destiné à l’achat d’un bien précis), vous êtes libre d’utiliser la somme prêtée comme bon vous semble.

Avant la conclusion du contrat, le prêteur doit vous fournir sous forme d’une fiche d’information précontractuelle, un certain nombre de renseignements précis (identité du prêteur, nature du crédit, montant de la somme prêtée, échéancier, TAEG, coût total du prêt, délai de rétractation, etc.).

Si le prêteur exige que vous preniez une assurance (qui n’est pas obligatoire), le coût de l’assurance doit être indiqué clairement et, de plus, le prêteur doit vous informer que vous pouvez souscrire une assurance équivalente (on parle de délégation d’assurance) auprès de l’assureur de votre choix.

Le préteur doit s’assurer de votre solvabilité en vous demandant un certain nombre de renseignements (ressources, charges, autres prêts en cours, etc.) et en consultant le FCIP (Fichier Central des Incidents de Paiement). En cas de prêt à distance, ou sur un lieu de vente, cela prend la forme d’une fiche de dialogue contractuelle.

Si les informations précontractuelles et la fiche de dialogue n’ont pas été données et remplies correctement par le prêteur, la déchéance du droit aux intérêts pour le prêteur pourrait être prononcée par un juge. 

Vient ensuite la souscription du contrat de crédit lui-même. Le prêteur vous remet une offre qui doit remplir plusieurs conditions de forme et de contenu (identité des parties, caractéristiques du crédit, TAEG, cautions éventuelles, conditions de rétractation, exécution du contrat, assurance ou non, etc.). Si vous signez l’offre vous l’acceptez mais le contrat ne deviendra définitif que :

  • Si vous n’exercez pas votre droit de rétractation de 14 jours
  • Si, dans les sept jours, le prêteur vous fait connaître son acceptation de l’offre (agrément). Ce délai lui permet de vérifier votre solvabilité. Au-delà des sept jours sans réponse, l’agrément est supposé refusé sauf s’il vous a été envoyé entre temps

Si le préteur ne vous a pas remis une offre de crédit correctement remplie, il est automatiquement déchu de son droit aux intérêts. Le crédit devient gratuit !!

 Pour en savoir plus sur le crédit personnel. 

Notre conseil : Le crédit personnel est à privilégier par rapport au crédit renouvelable. Mettez en concurrence les différents prêteurs : votre banque, autres banques, organismes spécialisés dans le crédit mais aussi, peut-être, vos assureurs ou mutuelles qui parfois ont également des offres de prêts personnels. Fournissez des renseignements exacts sur vos charges et ressources car en cas de litige ou de difficultés de paiement, cela pourrait se retourner contre vous si le préteur a vérifié votre solvabilité sur des données fausses.

6 – Le crédit affecté 

A la différence du prêt personnel, le crédit affecté est attaché à l’acquisition d’un bien précis. Le contrat de crédit et le contrat d’achat du bien forment une opération commerciale unique. La résiliation du crédit annule automatiquement le bon de commande. De même l’inexécution de la commande annule le contrat de de crédit.

Ces crédits affectés sont souvent conclus sur le lieu de vente (cas classique des foires), le vendeur vous faisant signer le bon de commande qui doit mentionner le financement par un crédit affecté et l’offre de prêt associée. Mais vous pourriez aussi souscrire le crédit affecté auprès de votre banque ou d’un autre organisme. Le vendeur peut vous demander un acompte lors de la commande qu’il devra vous restituer si le crédit ne vous est pas accordé… ou si vous faites valoir votre droit de rétractation du crédit.

Les différentes étapes de la formation du contrat de crédit sont similaires à celles pour un crédit personnel (cf ci-dessus) :

  • Informations précontractuelles
  • Vérification de la solvabilité à partir des renseignements demandés par le préteur
  • Fiche de dialogue
  • Offre de contrat de crédit. Il est important que l’offre de contrat de crédit mentionne la nature de l’acquisition du bien ou du service auquel il est affecté et son montant
  • Délai de rétractation de 14 jours pour vous et agrément dans un délai de sept jours de la part du préteur. Mais vous pouvez demander à être livré ou à bénéficier de la prestation de services immédiatement. Dans ce cas, cela doit être mentionné et écrit de votre propre main en des termes précis sur le contrat de vente et signé. Le délai de rétractation est alors d’au moins 3 jours et au plus de sept.

Principale différence avec le crédit personnel, l’argent sera directement versé par l’organisme prêteur au vendeur une fois que vous aurez signé le bon de livraison du bien commandé et le cas échéant de son installation et de sa mise en marche (ex : panneaux photovoltaïques). L’établissement prêteur ne peut vous demander de commencer à rembourser le crédit tant que vous n’avez pas signé ce bon de livraison que lui retournera le vendeur.

Si une fois le bon de livraison signé le produit livré s’avère défectueux, la prestation de service n’est plus assurée et, si le vendeur ne peut soit réparer le bien, soit rétablir la prestation, vous pouvez demander au juge d’instance d’annuler le contrat ce qui automatiquement annulera le contrat de prêt.

Pour en savoir plus sur le crédit affecté.

Nos conseils : Le crédit affecté présente quelques avantages mais recèle aussi des pièges. Lors d’un achat sur une foire ou dans un magasin où vous vous êtes rendu, vous ne disposez pas d’un délai de rétractation de 14 jours mais, si l’acquisition est financée par un crédit affecté, vous retrouvez ce délai de rétractation puisqu’en vous rétractant du prêt vous annulez automatiquement la commande. Cela peut être utile suite à une acquisition sur une foire… que vous allez regretter en quittant la foire (cf. notre dossier « Foires et salons »). Attention néanmoins à ce que le bon de commande fasse bien figurer que l’acquisition se fait avec un crédit affecté… et non un crédit personnel… sinon en vous rétractant du prêt vous ne pourrez plus annuler la commande qui reste valable.

Attention, surtout sur les foires, à ne pas antidater ce que vous signez : bon de commande, demande de prêt, offre du prêt ensuite. Certains vendeurs sont pressés de purger le délai de rétractation !!

Attention à bien préciser sur le bon de commande ce que recouvre la commande qui sera financée par le prêt : fourniture du bien, installation et mise en service éventuelle, prestation de service si celle-ci s’étend sur une certaine période. Ensuite attention à ne jamais signer de bon de livraison tant que celle-ci n’a pas eu lieu, et, si une installation et une mise en marche doivent avoir lieu et étaient prévues sur le bon de commande, tant que celles-ci ne sont pas effectives. Le vendeur est toujours pressé de vous faire signer ce bon de livraison car une fois celui-ci signé, il pourra se faire verser l’argent par l’organisme prêteur.

Pour en savoir plus sur le crédit vous pouvez aussi consulter le dossier « crédit » sur notre site national quechoisir.org (une partie du dossier n’est accessible qu’aux abonnés au site).

 7 – La location avec option d’achat (LOA)

La location avec option d’achat (LOA) a le vent en poupe. Ce crédit à la consommation atypique représente actuellement 87 % des financements de véhicules neufs, et 28 % du marché de l’occasion. Il s’agit d’une formule de location à durée déterminée (le plus souvent de 3 ans), assortie d’un taux d’intérêt.

Durant cette période c’est l’organisme financier qui reste propriétaire du bien. Par contre c’est vous qui devez assumer les charges incombant au propriétaire et au locataire : impôts et taxes (carte grise, TVA …), assurance, contrôle technique, réparations et éventuelles contraventions. À son terme, vous pouvez acheter la voiture, dont le prix est fixé à la signature du contrat.

L’établissement du contrat est soumis aux règles du droit de la consommation pour les crédits de consommations (informations contractuelles, délai de rétractation, montant du crédit et des échéances,..) Par contre il n’y a pas (pour l’instant) d’indication de taux annuel effectif global (TAEG)ce qui rend impossible la comparaison avec une offre de crédit classique

L’ordonnance n°2025-880 du 3 septembre 2025 relative au crédit à la consommation transposant la directive 2023/2225 relative aux contrats de crédit aux consommateurs s’appliquera à la LOA qui deviendra un crédit à la consommation classique dont le TAEG devra être précisé.

Difficile d’évaluer le coût

La LOA est attrayante pour qui souhaite changer souvent de véhicule et s’affranchir des contraintes de la revente. Autre avantage, les mensualités intègrent en général les frais d’entretien, voire une assurance dépannage (cela allège l’assurance contractée par ailleurs). Et le souscripteur bénéficie d’un délai de rétractation de 14 jours. Mais attention, évaluer le coût d’une LOA reste complexe. Il faut additionner plusieurs frais pour connaître son coût réel : l’apport, ou premier loyer (de 0 à 30 % du prix du bien), le dépôt de garanti éventuel (15 % maximum du prix), le montant des loyers (ou échéances mensuelles), le dernier loyer ou la valeur de rachat à la fin du contrat, mais aussi l’assurance.

Il est vivement conseillé (et parfois imposé) d’en souscrire une tous risques, à laquelle il faut ajouter une garantie « valeur de rachat » ou « perte totale » pour couvrir la destruction ou le vol du véhicule. L’assurance est plus chère qu’avec un mode d’acquisition alternatif. Autre contrainte : respecter le kilométrage fixé dans le contrat, sous peine d’être facturé en sus ! À l’issue de la LOA, soit vous rendez le véhicule, soit vous le rachetez en payant le dernier loyer. Dans le premier cas, la voiture doit être en très bon état, sans rayures ni bosses, sinon vous réglerez la réparation. Il est aussi possible d’arrêter une LOA avant son échéance, mais les conditions changent selon les contrats. En général, vous pouvez rompre le leasing après 12 mois en rendant le véhicule, ou l’acheter par anticipation (on recalcule alors le dernier loyer).

Finalement la LOA s’avère aussi chère, voire plus, qu’un achat avec un crédit classique avec des contraintes supplémentaires.

Pour en savoir plus sur la LOA

8 – La location de longue durée (LLD)

La location de longue durée ne doit pas être confondue avec la location avec option d’achat. Principale différence : à la fin de la période de location vous devez rendre le bien. De ce fait la LLD s’apparente à une location classique et ne relève pas du droit du crédit à la consommation. Proposée en alternative au crédit, la LLD réduit les droits des emprunteurs. A la différence du crédit, le distributeur n’est tenu ni d’indiquer son coût total, ni d’exprimer son prix en taux, ni d’avertir sur le risque d’un endettement excessif ! Ces manquements, qui rendent impossible la comparaison entre les modes de financement, sont d’autant plus graves que les enseignes présentent la LLD comme étant particulièrement abordable.

La LLD peut d’ailleurs s’appliquer à n’importe quel type de bien et on a vu fleurir des offres concernant, notamment, des produits électroménagers dont le coût peut s’avérer exorbitant par rapport à un achat classique ou un achat avec un crédit classique. C’est pourquoi notre association demande que l’offre de LLD soit mieux encadrée.

Dans la même catégorie

Le surendettement

Le surendettement

24 décembre 2025
Vrai ou faux ?

Vrai ou faux ?

27 novembre 2025
Credipar annule des options d’un contrat LOA non demandées
Vrai ou Faux ?

Vrai ou Faux ?

31 octobre 2025
Chèque énergie 2025 : ils arrivent !

Recevez gratuitement notre newsletter


Les instructions pour vous désabonner sont incluses dans chaque message.