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Hausse des énergies fossiles (gaz, carburants, …. ) – Que faire ?

Le conflit au Moyen Orient et la guerre entre Israël et les États Unis d’un côté et l’Iran de l’autre a des conséquences importantes sur les marchés des énergies fossiles, aggravées par la fermeture du détroit d’Ormuz et les bombardements sur les sites gaziers et pétroliers des pays de la région du Golfe Persique.

Cela s’est déjà traduit par une envolée du prix de l’essence à la pompe : le diesel a augmenté en moyenne de plus de 35 cts au litre depuis le début de l’année et dépassé les 2 € le litre, l‘essence de plus 20 cts et approché et même parfois dépassé aussi les 2 €. Cette augmentation n’est pas que due au prix du baril de pétrole. Raffineurs, transporteurs et distributeurs profitent de l’opportunité pour gonfler leurs marges et l’Etat engrange quelques recettes supplémentaires via la TVA.

Le fioul, lui, a augmenté de 40% depuis le début du conflit.

Quant au gaz, lui, il a déjà augmenté de 35% et la répercussion, sur le prix du gaz, chez le consommateur va se faire sentir plus ou moins rapidement suivant la nature des contrats souscrits. De même pour l’électricité où les prix sur les marchés de gros sont aussi repartis à la hausse.

Alors que faire face à ces envolées de prix dont on peut craindre qu’elles perdurent tant que le conflit sera là et même après, le temps que les installations endommagées soient remises en état de marche.

Le premier conseil, c’est d’essayer, autant que faire se peut, de sortir de notre dépendance aux énergies fossiles. Cela relève d’abord de politiques publiques mais aussi de choix individuels : consommer moins de carburants, ne plus se chauffer au fioul ou au gaz, passer à l’électrique. Réduire notre consommation et notre dépendance aux énergies fossiles est aussi souhaitable à la fois pour accroître notre autonomie énergétique et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Voici quelques conseils suivant les différentes sources d’énergie.

1 – Essence

Dans un article récent sur notre site national, nous vous proposons 15 conseils pour réduire son budget carburant. Le plus radical est bien sûr de se passer de sa voiture en privilégiant la marche à pied pour les courtes distantes, d’autres types de mobilité, les transports en commun et le covoiturage. Mais si vous ne pouvez vous passer de votre voiture d’autres conseils : conduire avec doigté, entretien et équipement du véhicule, recours à la bicarburation, …. contribueront à réduire son coût d’usage.

2 – Fioul

Si vous le pouvez, il vaut mieux attendre pour remplir sa cuve en espérant une fin du conflit et une baisse des prix durant l’été. Rappelons que vous pouvez, deux fois par mois, participer à nos achats groupés de fioul. En 2025 dans l’Hérault 441 consommateurs en ont profité et économisé en moyenne 114 € pour un achat de 1000 litres.

Ensuite, sortir du fioul pour le chauffage et passer à l’électrique ou un autre mode de chauffage est à envisager. Des aides sont possibles dans le cadre du programme de rénovation énergétique : « MaPrimerénov », « CEE (Certificats d’Économie d’Énergie )», « Prime Coup de pouce chauffage », « éco-prêt à taux zéro », etc.. Rapprochez-vous de votre conseiller « Ma Prime Rénov » le plus proche de chez vous.

3 – Gaz

Le prix du gaz sur les marchés a déjà augmenté de plus de 35% et cette hausse risque de se poursuivre si le conflit avec l’Iran se poursuit. Quelle répercussion sur le prix du gaz de votre fournisseur ? Elle va dépendre du contrat que vous avez souscrit.

  • Si vous avez un contrat avec un tarif indexé sur le prix du marché, la répercussion va être immédiate et nous vous invitons à surveiller le prix du kWh que vous facture votre fournisseur et à changer de contrat.
  • Si vous êtes au prix de référence fixé par la CRE (Commission de Régulation de l’Énergie), ou à un tarif indexé sur ce prix, la répercussion va se faire sentir dès le mois de mai. On s’attend à une hausse en mai de l’ordre de 15% du tarif de référence, hausse qui risque de croître dans les mois suivants.
  • Si vous avez une offre à tarif fixe, vous êtes normalement protégé jusqu’à l’échéance de cette offre. C’est le cas, par exemple, des consommateurs qui ont souscrit à notre achat groupé de gaz fin 2024 à tarif fixe pendant deux ans, qui court jusqu’à la fin 2026.

Quels conseils pour anticiper la hausse à venir du tarif de référence ?

Rappelons tout d’abord qu’il est très simple de changer de contrat et de fournisseur à tout moment sans frais ni pénalités. Ensuite, nous vous conseillons des souscrire rapidement une offre à tarif fixe. Consultez pour cela notre comparateur de prix ou celui du Médiateur de l’énergie. A ce jour (19 mars) l’offre à tarif fixe d’EDF pendant deux ans parait la plus intéressante.

Ensuite, comme pour le fioul, sortir de la dépendance au gaz est à envisager pour passer si cela est possible au tout électrique (plaques à induction pour la cuisson, pompe à chaleur air-air ou air-eau suivant le cas pour le chauffage). Là aussi (cf. fioul ci-dessus) des aides sont possibles.

A plus long terme, anticipez aussi une baisse du nombre d’abonnés au gaz et ses conséquences sur le prix du gaz. En 2025, le nombre d’abonnés est passé de 10.45 millions à 10.34 et cette baisse va se poursuivre. Conséquence : l’entretien des réseaux va reposer sur de moins en moins d’abonnés ce qui va contribuer à augmenter la part acheminement dans la facture de gaz.

Enfin dans un contexte national, où nous produisons plus d’électricité (en très grande partie décarbonée) que nous n’en consommons, et où nous devons importer des énergies fossiles, avec les risques géo-stratégiques qui vont avec, sans oublier leur impact sur le réchauffement climatique et l’environnement, il est fort probable que les pouvoirs publics favorisent le recours à l’électricité, ce qui pourrait passer par une hausse de la fiscalité sur le gaz. Depuis le 1er février 2026, l’accise sur l’électricité est de 30.85 €/MWh alors que celle sur le gaz n’est que de 16.39 €/MWh ce qui est surprenant !

4 – Et l’électricité ?

Comme il y a quatre ans avec la guerre en Ukraine, le conflit en cours risque d’impacter le prix de l’électricité.  Huit jours après le déclenchement du conflit, le prix moyen de l’électricité sur le marché de gros est passé d’environ 21 €/MWh à 72 €/MWh, soit plus du triple et cette hausse risque de se poursuivre. L’impact du prix du gaz sur celui de l’électricité peut paraitre anormal puisque, du moins en France, la part du gaz dans la production d’électricité est très faible, de l’ordre de 2%. Mais dans la logique du marché, le prix de l’électricité est fixé par celui de la dernière centrale appelée pour faire face à la demande lors des heures de pointe et il s’agit généralement de centrales au gaz facilement mobilisables.

Pour autant le prix du kWh de votre fournisseur va-t-il être impacté ? Il le sera moins vite que pour le gaz, les fournisseurs ayant généralement souscrits des contrats d’approvisionnement à moyen ou long terme mais l’impact se fera sentir au bout de quelques mois si le conflit perdure.

Donc que faire ? Nos conseils sont les mêmes que pour le gaz ci-dessus. Privilégiez des offres à tarif fixe que vous pourrez toujours résilier si elles devenaient moins intéressantes. Les 2548 héraultais qui ont souscrit à notre achat groupé fin 2025 sont à l’abri de toute hausse (hormis celles possibles de taxes) pour deux ans.

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